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Le Parisien Hauts-de-Seine, 17 avril 2015

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Le président UMP du Conseil départemental Patrick Devedjian veut poursuivre le rapprochement des Hauts-de-Seine avec les Yvelines. 

Propos recueillis par Anne-Sophie Damecour

(Photo d'Olivier Corsan)

Réélu dès le premier tour des élections départementales sur le canton d’Antony avec 51 % des suffrages. Et réélu avec 37 voix sur 46 président du conseil départemental quelques jours plus tard. Patrick Devedjian (UMP) peut débuter sereinement cette nouvelle ère de l’assemblée des Hauts-de-Seine qui se réunit ce vendredi en séance publique.

Sans opposants pour l’instant dans son camp. Et avec une opposition qui s’est considérablement réduite à la faveur d’une vague bleue nationale. Reste néanmoins des défis à relever pour celui qui est également depuis décembre président de l’association d’élus franciliens Paris  Métropole. A commencer par défendre les compétences des départements de la petite couronne, aujourd’hui en sursis.

C’est votre 4e élection à la tête du département dont vous êtes le président depuis 2007. C’est aussi la plus facile ?

Oui effectivement. La majorité est rassemblée au-delà de ses différences.

Une majorité de 38 élus sur 46. Ce qui suscite beaucoup d’attentes de la part de ces nouveaux conseillers ?

Nous allons permettre à tous de travailler selon leurs compétences avec des délégations sur mesure (lire encadré). L’appartenance à la majorité est certes un argument électoral. Mais il ne faut pas voir le département en terme de villes de la majorité ou de l’opposition. Par exemple, le financement du T6 à Clamart a été obtenu alors que le canton était dans l’opposition. Mais je ne demande par la carte de l’UMP aux usagers qui empruntent le tram ! Je suis à l’écoute de l’opposition. Elle n’a pas tort tout le temps ...

Allez-vous changer le règlement intérieur pour permettre aux deux derniers élus PS de créer un groupe ?

Non ce serait ridicule. Il faut être trois et cela ne changera pas. Mais les élus PS pourront néanmoins conserver leur tribune et les moyens de fonctionner.

Quelles seront les grandes lignes de cette nouvelle mandature ?

Nous allons poursuivre ce que nous avons entrepris ces dernières années comme la Cité musicale, actuellement en chantier sur l'Île Seguin, la rénovation du musée Albert-Kahn à Boulogne, les opérations de voirie d’envergure comme la RD7 avec les travaux d’aménagement des berges. Et bien sûr l’Arena, à Nanterre, qui va nous permettre de regrouper à Nanterre nos services dans des locaux acquis au sein de cet équipement sportif et culturel. Nous allons également poursuivre notre rapprochement avec le département des Yvelines puisque nous avons avec nos voisins, outre la plus grande frontière commune, une même politique.

Avec le Grand Paris, la disparition des départements a été envisagée puis retardée ... Et leur périmètre d’action finalement inchangé. Satisfait ?

Je défends la proximité et donc à la décentralisation. De nombreuses rationalisations sont possibles afin de faire des économies. Mais il faut d’abord penser en terme de compétences. Le professionnalisme des agents du département ne se remplace pas et ne s’improvise pas. Nous savons construire des collèges par exemple. Il aurait été absurde de supprimer le département qui est le seul aujourd’hui à avoir la capacité de procéder à des investissements structurants.

En arrivant en 2007, vous aviez déclaré vouloir «nettoyer les écuries d’Augias». Mission accomplie ?

J’ai le sentiment d’avoir fait évoluer les choses. Les services informatiques du département posaient un véritable problème avec une immense sous-traitance et un système de corruption qui s’était engouffré dans les failles. Les récents jugements, après dix années d’instruction, démontrent que faire le ménage prend du temps. Il est important de préciser que la justice n’a trouvé aucune infraction commise par des élus dans cette affaire.

Personnellement, avez-vous d’autres projets que ceux du département ?

Non je n’ai plus d’autre ambition aujourd’hui que les Hauts-de-Seine. Je suis très attaché à mon département. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé faire campagne pour ces départementales. Cela fait partie de l’hygiène démocratique d’aller chercher son mandat sur le terrain. Je suis opposé aux élus anonymes, perchés qui n’ont plus aucun contact avec les électeurs.

 


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